In My Mind

De la profondeur des relations

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Des relations de surface. C’est l’impression que j’ai de plus en plus, et je ne sais plus comment faire ou agir avec ça.

J’en tiens pour responsable en partie des réseaux sociaux comme Facebook. Mais pas que.

Alors que pourtant il m’a fait rencontrer plein de chouettes personnes. Que grâce à lui je garde facilement contact avec une partie de ma famille qui vit à l’étranger. Et que pour les vrais amis, c’est assez pratique.

Sauf que, tout comme je déplorais qu’on n’envoie même plus de sms pour le nouvel an, se contentant bien souvent d’un statut qui souhaite à tous la bonne année, je déplore maintenant que pour certains, faire une demande d’ami suffit pour penser être en bon terme avec la personne, et en contact. Sans pour autant lui parler. Et là, ça pose problème. Ca blesse même.

On ne va pas reparler des ex qui se ramène pour essayer de tirer un nouveau coup, je l’ai fait ici. Par contre, j’ai eu un autre genre de « retour ».

Un ex aussi. Si, si. Mais qui se ramène pour…rien. Rien de rien je veux dire.

L’histoire remonte à presque deux ans. Je l’ai rencontré au départ pour quelque chose qui touchait à une formation que je faisais à l’époque. Je cherchais un lieu pour m’exercer, et via son travail à lui, ça semblait possible. J’oublie de préciser que je l’ai rencontré via mon voisin.

Alors on s’est croisés. Envoyés des SMS. Parlés brièvement.

Et un jour il m’invite à dîner. On boit beaucoup, beaucoup, beaucoup (oui à l’époque j’hésitais pas ^^), ça dérape un peu. Il aurait bien aimé plus, mais vu l’alcool, j’ai juste du rester pour ne pas reprendre la route. Le lendemain (j’ai dormi deux heures), je pars au boulot. Il m’avait même proposé de rester chez lui dormir. On parle de se voir le dimanche.

De la journée je lui envoie un sms. Très brève réponse. Mon instinct réagit direct. Je n’ai pas de nouvelles le lendemain. Ni le surlendemain. Le samedi, fin d’après midi, non plus. J’ai compris. Je lui dit qu’il aurait pu être franc s’il ne voulait pas me revoir.

Il répond que si, si. Je passe. On va dire qu’il a eu ce qu’il voulait. Une fois « fini », je traîne un peu, il me laisse seule, et quand je m’en vais il reste assis à sa table sans même me regarder, prétextant du travail. J’en ai gardé un long dégoût.

Je ne l’ai plus jamais croisé.

Et là il réapparaît. J’ai cru au départ que c’était concernant un truc de boulot. Mais il ne me demande rien via FB. Alors je le fais. Et donc?

Il l’a fait comme « ça ». Il se demandait comment j’allais. Mais en fait il ne m’a rien demandé et ne me demande rien. Le truc surréaliste c’est « je me dis que si on se croise, ce serait con de se faire la gueule ». Il se demande ça deux ans plus tard???

Ne fais même pas l’effort d’avoir une vraie conversation.

Me lâche même « Deux ans déjà? ça passe vite… »

J’enrage. Je réfléchis.

Je me demande pourquoi à l’heure actuelle tellement de gens ont du mal à prendre leur téléphone pour demander des nouvelles des gens. Ou d’envoyer un message, un vrai.

Pourquoi autant de gens qu’on croise parfois font semblant de s’intéresser à nous 1h lors d’une soirée, puis c’est oublié…

Pourquoi c’est tellement dur de s’intéresser vraiment à l’autre. Ce qu’il dit. Ce qu’il aime.

Personnellement, il y a plusieurs personnes qui ont disparu de mon FB. Et je crois que je vais me contenter d’y passer une fois semaine.
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15 réflexions au sujet de « De la profondeur des relations »

  1. Sentiment de dégoût partagé. Qu veux-tu ? Les gens sont space, c’est un fait ! Je pense qu’ils sont trop égoïstes à s’intéresser à leur petite vie. Et.. une fois par siècle daignent refaire surface pour à peine te balance un  » salut cava ? ca fait longtemps « . « Bah oui, ça fait longtemps… d’ailleurs ça fait longtemps aussi que j’ai compris que donner des nouvelles n’était pas ta tasse de thé ». Bref, personnellement, ce genre de comportement m’a permis de faire le tri dans ma vie. Je suis en contacte avec les gens qui comptent. Le reste ciao 🙂

  2. Je pense que la plupart des gens sont égoïstes et que les autres ils s’en fichent ils préfèrent ne penser qu’à eux sans se soucier des autres. S’intéresser aux autres c’est se dévoiler et certaines personnes ne veulent pas se montrer par peur de je sais pas quoi. Mais toi qui est sociable, qui s’intéresse aux autres et s’inquiètent pour eux tu es ce qu’on a appelle une belle personne entière et vraie qui s’investit toujours dans quelques relation que ce soit et tu mérites la même chose en retour, du respect et de l’écoute. Et tu as bien fait de le virer :)))

  3. intéressant comme réflexion, ça parle du numérique, du virtuel et en même temps du contact personnel.
    le numérique a envahit la vie, la relation immatérielle, on dirait un espèce de contact suspendu, on croit qu’on peut faire « pause ».
    est ce un rapport avec la durée, car de la notion de durée il y en a dans votre message.
    relation, contact, urée, et il y a peut être quelque chose de manquant. mais je ne peut pas le définir, une notion qui compte entre les gens qui se côtoie tous les jours.
    peut être un truc qui cloche dans une société qui se transforme ou qui gère mal la connaissance de l’autre.
    l’autre c’est qui ?
    peut être cette piste ? je ne sais mais, c’est sur les sms, les « like », la notion de temps, de mettre nos relations en numérique dans des supports immatériels où « ça » peut reprendre le cours du temps à tout moment mais qui est totalement décalé avec la vie de l’ame et où l’ame est absente … peut être qu’au fond on se rend comtpte que l’internet c’est un peu bidon comme communication pour réellement nouer avec une personne, ce qui ne veut pas dire que la communication est impossible, c’est du complexe, on réfléchit, on y vit à plusieurs niveau je crois … dure réalité …

  4. Je ressens souvent cela, cette difficulté à maintenir des relations vraies une fois qu’on a l’impression d’avoir fait son bout en devenant « amis » Facebook. Mais, en général, je constate avec tristesse que cela vient autant de moi que d’eux… Je lis avec curiosité les mises à jour de beaucoup de mes connaissances, mais discuter individuellement avec chacun d’entre eux, je n’ai pas le temps. J’en suis venue à stresser quand quelqu’un essaie de m’adresser la parole via le « chat » de Facebook. Déjà que je râle continuellement d’avoir trop peu de temps à moi et de ne pas réussir à respecter mes échéances de travail… S’il faut en plus que je perde une heure chaque jour sur les réseaux sociaux, je ne m’y retrouverais jamais. Et, paradoxalement, j’aimerais être plus en contact avec ces personnes. L’époque où j’écrivais des lettres à quelques-unes de mes amies me manque. Parfois, j’ai envie de leur proposer de recommencer. Mais c’est un sacré engagement, alors je n’en finis pas de le reporter…
    Après, il y a un cercle vicieux qui se crée parfois, mais je l’ai aussi vécu « IRL », donc ce n’est pas un produit d’Internet. Quand j’étais en colocation, j’étais, un peu de la même façon que sur Facebook avec mes « amis », en contact permanent avec la fille qui partageait ma chambre. Mais, du fait que nous devions aussi chacune vivre notre vie et ne pouvions passer notre temps à discuter ensemble (peut-être aussi que je suis introvertie, mais j’ai vraiment besoin de moments dans mon quotidien où je ne parle à personne), nous avons fini par développer l’habitude d’être littéralement côte à côte en nous ignorant (ou en feignant de nous ignorer ?). Et, une fois cette habitude installée, ça devient de plus en plus difficile de briser le silence pour, sans raison particulière, au milieu de nulle part, lancer : « et, au fait, ça va ? quoi de neuf ? » C’est un phénomène dont j’ai souffert (après ça, je me suis dit « plus jamais de colocation »), mais dont je n’ai pas pour autant trouvé l’antidote.
    Suis-je égoïste parce que je préfère passer du temps à rédiger un blog (où je parle de moi) qu’à interagir avec mes amis/connaissances ? Peut-être. Mais mon blog fait partie de mes moments « pour moi », et pour l’avoir pas mal sacrifié l’an dernier, j’y tiens. Il y a aussi des gens dont je me croyais très proche pour toujours, et qui ne répondent plus à mes tentatives de renouer le dialogue. Alors, finalement, je préfère construire mon petit chez-moi que de donner du temps à des relations qui peuvent fâner du jour au lendemain…

  5. C’est abusé comment il réagit ton ex, à ta place je l’aurais bloqué sur Facebook effacé son num… Tiens le coup, tous les gens ne sont pas comme ça, il faut continuer à croire qu’il existe des personnes vraies et que ces mauvaises personnes que tu croises ne sont pas importantes !!
    Bisous
    Vanessa
    http://lironsdelle.com

  6. le numérique (les « réseaux sociaux »), n’est qu’un outil « supplémentaire » pour accéder à l’autre, pas une finalité ! Ensuite, prendre le temps « pour » l’autre, pour la relation, ben… oui, ça prend du temps et il s’agit d’un choix car celui-ci n’est pas extensible. Mais cela n’est pas nouveau.

    @Jeanne : non, ce n’est pas égoïste de garder du temps pour toi et de rédiger un Blog, mais ce n’est pas non plus incompatible avec nouer et approfondir de nouvelles relations. Pourquoi choisir 😉 ?

  7. Là ce n’est pas Facebook qui est en cause, ce sont les gens. Ça aurait le même tocard même sans réseau social.

  8. Facebook est devenu un endroit où chacun essaye de tirer la couverture à lui. Il y a une forme de compétition qui ne dit pas son nom. C’est a qui aura le statut le plus populaire, la photo la plus commentée, la publication la plus partagée…
    Au final c’est un endroit où chacun met en scène sa vie pour avoir l’air de « kiffer la Life » plus que le voisin. Et puis quand tout a été dit sur un « mur », qu’est ce qu’on peut bien se raconter lorsqu’on se voit?
    Perso j’ai réglé le problème: j’ai supprimé mon compte Facebook!
    Jérôme

  9. Bah… On ne peut pas intéresser tout le monde, ça je m’y suis faite. Mais ce qui continuera toujours de me défriser ce sont les gens qui te font croire que tu les intéresse mais qu’en fait ce n’est pas le cas, où qu’ils ont changé d’avis dans la seconde où tu es sortie de leur champ de vision !

  10. Comportement zarbi effectivement mais le scénario de cette histoire FB est finalement cohérent au vu des antécédents comportementaux qu’il a déjà eu à ton égard #ÉgalÀLuiMêmeLeGars. Quant au concept de sociabilité 2.0, c’est un sujet qui dépasse largement les compétences d’un mec 0.2

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