Love, etc...

Et si je t’aidais à te mettre à la place de l’autre?

waiting

C’est à toi que je vais m’adresser. Oui toi, l’homme qui a une alliance à son annulaire gauche, et qui ne peut détacher son regard de moi.

Déjà, je me demande tu seras quel genre… celui qui est un habitué de la tromperie mais qui fait toujours croire que tu es la première, celui qui drague, emprisonne dans ses filets et disparaît, celui qui s’apprête à franchir le cap pour la première fois…celui qui est heureux en couple mais à qui il manque une partie de jambes en l’air hebdomadaire, celui qui est malheureux mais ne veut rien quitter, surtout son argent, celui qui est malheureux mais n’ose pas régler ses problèmes…

Sais tu ce que tu vas demander à l’autre en rentrant dans ce genre de relation?

T’es tu déjà demandé ce que la fille en face vivait en fait?

Bien sûr, il est toujours possible de tomber sur quelqu’un d’aussi détaché que toi. Mais en même temps, ça ne plaît pas forcément…alors plutôt que de te cantonner à une fois, ce qui évite tout attachement possible, tu vas vouloir la voir plusieurs fois, tu vas t’intéresser à elle, lui poser des questions, même si c’est pour tout oublier aussitôt que tu l’auras quittée…

Et elle, elle va attendre. Un signe de ta part. Un texto, un message facebook, quelque chose. Elle va calquer son emploi du temps sur le tien (forcément, avec ta double vie tu es tellement pris!), ses désirs sur les tiens. Elle va se demander pourquoi elle a dit oui. La solitude, une mauvaise passe, le besoin d’une épaule, là tout de suite, va peut être la faire craquer.

Elle va t’attendre.

Elle va t’écouter raconter ta pauvre vie, tes angoisses, surtout celle où tu te sens tellement mal à tromper ta femme, dommage que tu la racontes en remettant ton pantalon, ça a tellement moins de classe….

Quand un mec comme toi évoque la possibilité de cette relation avec une fille comme moi, je me demande si tu te rends compte que tu me proposes en fait de m’oublier, moi, pour faire tourner mon monde, mes horaires, mes envies autour des tiennes.

Je sais…ça d’entrée de jeu, tu n’y as pas pensé…

Et le plus beau viendra ensuite…tu sortiras ton fameux « joker »…celui qui te permettra de prendre la fuite après des interminables soirées de discussion, avec des « bonne nuit bisous » et des « coucou comment tu vas? », des journées où tu te seras accroché à elle car tu auras eu besoin d’une écoute. Ou alors après le premier baiser, la première fois ensemble, les quelques semaines ou les quelques mois.

Tu lui sortiras « je t’avais prévenu dès le départ », « j’ai bien réfléchi je l’aime encore », « je ne peux pas faire de mal aux enfants », bref tu auras l’excuse parfaite qui te fera garder la tête haute, tu es un bon père et un bon mari.

Et elle ne dira rien. Car déjà être l’autre femme, pour beaucoup, c’est être la responsable de l’histoire alors que dans la réalité c’est rarement le cas. Elle culpabilisera de ce qu’elle a fait, elle se dira qu’elle le savait, qu’elle aurait du le savoir, elle aura mal, et en silence…et ce sera d’autant plus fort que ça aura duré.

Alors toi qui a déjà quelqu’un dans ta vie, avant de penser à y mettre une autre personne, réfléchis à deux fois. Ou fait le ménage avant.

Même si en mon fort intérieur, je continue de croire que pour une infime partie de gens, une belle histoire a pu commencer comme ça…Mais ce sont des exceptions.

PS : Cet article datait, mais finalement il me semble toujours autant d’actualité…
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16 réflexions au sujet de « Et si je t’aidais à te mettre à la place de l’autre? »

  1. Dans les histoires à 3 il y a toujours « 2 coupables et 1 victime « et pas « 1 coupable et 2 victimes « comme beaucoup le pensent !

  2. Particulièrement inspirée sur ce coup là même si tu aurais probablement voulu côtoyer plus de porteurs d’anneau comme Frodon Sacquet

  3. La lâcheté. J’ai toujours autant de mal à m’y faire. Toujours autant de mal à l’accepter.
    Hier, une personne proche du cercle, réintégrée, a été à deux doigts d’avoir sa vie soufflée.
    Aujourd’hui, j’étais là, et j’ai apaisé, redonné de la vie, de la force… De l’énergie.
    J’ai eu de la chance: j’ai réussi à le faire.
    Mais ce n’est pas ma « place », mon « rôle ». Pas à moi de m’interposer, en théorie.
    D’encaisser pour autrui. De me poser en juge.
    D’être confident, conseiller, superviseur d’un combat qui n’est plus le mien depuis longtemps.
    Je le fais, c’est une amie d’enfance, et retrouvée, donc d’autant rare et précieuse.
    Et j’ai donné ma parole.
    Mais…
    Je retrouve la lâcheté de son conjoint dans ce que tu écris. Lui n’était pas présent.
    Et ne bougera pas, semble-t-il.
    Le modus operandi est le même, que tu sois véritablement coupable à des degrés divers, ou innocent.

    Passé un stade de lâcheté, il faut un coupable. Pour masquer sa propre déchéance. Masquer sa propre nullité. C’est tellement plus aisé. Tellement plus… nécessaire, aussi, aux yeux du lâche ou de la lâche. C’est qu’il faut pouvoir justifier une attitude injustifiable.
    Cela serait tellement plus « simple » si il y avait davantage entre cette amie d’enfance retrouvée et moi, mais il n’y a rien. Rien d’autre qu’une parole donnée.

    Heureusement ou malheureusement? C’est secondaire. Quand je m’interpose sur de l’humain, je ne compte pas, c’est un jeu idiot. Je m’interpose, c’est tout. Et ##### aux coups sur les écailles. Le blindage tiendra bien. Il faut qu’il tienne.
    J’ai donné ma parole que je soutiendrai dans un contexte donné. Je le fais.
    C’est aussi con que ça.
    Alors, j’agis. Bien, ou mal? Où est le juste, comme l’injuste? Le bon grain, l’ivraie?
    Il est parfois bon de s’interroger, d’interpeller, comme tu le fais, même s’il n’y a pas de réponse.
    Cela aide parfois autrui à retrouver de la force, reprendre un souffle.
    C’est important à dire. A clamer.
    Et n’arrête pas de le faire, si je peux simplement dire ce que j’en pense. 🙂

    Ne renonce jamais ni à qui tu es, ni à qui tu peux être.
    N’hypothèque jamais ce que tu estimes juste.
    Et si quelqu’un te fais du mal aveuglément, fais lui passer le goût du pain.
    C’est tout ce que j’aurais à dire.
    C’est que les dragons, c’est parfois violent, que veux-tu. 😉
    On a une réputation à préserver, même si l’on est généralement des oursons ( géants, ET à écailles) sur pattes. 😀

    Bien à toi,

    Dragon.

      1. *Gentiment* Merci de? Ne pas avoir épargné un épanchement via ton blog? De rien. Vraiment.
        J’ai trop parlé sur quelque chose qui était en relation, mais je n’ai pas épargné autrui en le faisant. 🙂 Navré pour ça. La perfection, chez moi, est décidément en version 0.1. Y’a pas. 😀 Pi je parle trop, déjà. 🙂
        Même que. @+, fille.

  4. tres beau texte; sensible et juste. Aider les égoïstes à le devenir un peu moins est une tache tres difficile. Ne gaspille pas ton energie pour eux.

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