In My Mind

Quand la fiction rejoint un peu trop la réalité…

helloladies

J’ai entendu parler de cette série en traînant sur la blogosphère…Ni une ni deux, grâce à un ami attentionné, je me suis procurée les premiers épisodes de cette série.

Gros malaise.

Le personnage principal apparaît comme un pauvre mec complètement désespéré qui se rend ridicule en courant après des filles tailles mannequins. Qui ne supporte pas sa solitude, et finit par inspirer la pitié.

Je lui rajoute plusieurs dizaines de kilos, je lui enlève des cheveux, et c’est la réplique exacte à tous niveaux d’un ami avec qui j’ai repris contact il y a quelques mois.

Sauf…pour la personnalité parfois franchement odieuse du personnage de la série.

Du moins c’est ce que j’ai pensé jusqu’à il y a quelques jours…

Cet ami, il faut le savoir, traîne un mal être depuis des années à force d’accumuler des refus sentimentaux, et puis aussi parce qu’il n’a jamais eu confiance en lui.

Il se laisse aller, ne prend pas soin de lui, et attend miraculeusement de tomber sur une jeune femme (magnifique bien sûr, il ne descend pas au dessous d’un certain seuil de beauté) qui l’aimera comme il est.

Il accumule les « non », pas toujours dits de façon sympa d’ailleurs…

Et de plus en plus, le désespoir se fait sentir.

Alors parfois je lui donne des conseils de ce qu’il pourrait faire pour essayer de se sentir mieux dans sa peau, et à chaque fois c’est énervement de mon côté avec ses « non » ou « oui, mais… ». Bref il ne veut rien faire pour aller mieux et au bout d’un moment ça me gave..

Dernièrement il a eu un coup de coeur pour une fille. Très jolie bien sûr. Très gentille. Qui venait régulièrement lui parler. Je n’étais pas sûre qu’elle était vraiment intéressée, mais dur à dire.

Il a quand même osé lui envoyer un message pour expliquer son intérêt. Juste ça l’a fait mettre dans un état où il était complètement déprimé, avec des idées très noires. J’ai été présente, mais parfois un peu sèche car je trouvais qu’il allait loin dans ses propos qui m’inquiétait. Il a eu la réponse. Négative.

Le lendemain on s’est vus…et j’ai découvert un autre aspect de lui. L’aigreur. La rancoeur?

Du matin je n’avais pas été bien moralement à cause d’un soucis…je m’en ouvre à lui, c’est rare que j’en parle avec les gens, et c’est quelque chose qui est lourd parfois pour moi…Et là il me lance une vacherie. Qui fait que je tire une sale tête, mais surtout qui me blesse horriblement. Je lui dis que ce n’est pas sympa, il rit en me disant « mais c’est drôle, tu verrais ta tête… »

J’ai vu. J’ai vu le mec tellement mal dans sa peau à ne rien réussir au niveau sentimental, à refuser de vivre heureux en attendant l’amour, à refuser toute main tendue pour aller mieux…j’ai vu le type jaloux de la vie des autres, et qui blesse parce qu’il est blessé et malheureux.

Ca m’a marqué. Je me suis rendue compte que finalement, même au niveau de ce que je rencontre, je ne peux même plus compter sur l’objectivité de ses conseils…Je finis par douter de la confiance que je peux lui accorder.

Il était tombé tellement bas dans ses propos de déprime que j’ai repris une fois de ses nouvelles…a ma question « comment vas tu », j’ai eu droit à « je sais pas »…Et là pas envie de courir après des explications, pas envie de chercher à discuter avec quelqu’un qui passe son temps à regarder son petit nombril d’homme malheureux parce qu’en partie il ne fait rien pour l’éviter…

Pour le moment je laisse comme ça.

Mais de voir où une trop grande solitude peut conduire les gens me peine énormément.
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12 réflexions au sujet de « Quand la fiction rejoint un peu trop la réalité… »

  1. C’est super énervant quand une personne se plaint de sa vie et de son malheur mais sans vouloir rien faire pour changer, ça me donne envie de les secouer par les épaules et de leur crier « mais réveille-toi, espèce de zombie! »
    Tant pis, il se débrouillera de lui-même (ou pas), de toute façon, tu l’as conseillé du mieux que tu pouvais.
    Mais comme on dit: ce sont les plus méchants qui ont le plus souffert.
    J’espère qu’un jour, il se rendra compte qu’il a le pouvoir de changer sa vie entre ses mains.

  2. J’ai un ami du même genre aussi, je lui fais des remarques pour lui faire prendre conscience que ce n’est pas une fatalité, qu’on peut changer qu’on peut évoluer, mais lui est persuadé que c’est sa personnalité d’être comme ça et ne se remet pas du tout en cause… Bref, quelqu’un qui ne m’aidera pas du tout à avancer moi, donc je lui parle quand il me parle, mais je ne lui parle plus de moi parce que j’ai compris que ça ne servait à rien, qu’il ne m’aidera jamais. C’est triste, mais on ne peut rien faire pour ces personnes, c’est à elles d’en prendre conscience.

  3. Le Négativisme auto-entretenu, un cercle vicieux difficile à casser. Des personnes assez convaincantes pour lui faire accepter la vérité/réalité, il n’en existe pas beaucoup au vu de son état d’esprit actuel. Miser sur l’ironie pour créer un électrochoc chez lui ? J’en sais rien…

  4. S’il est moche et qu’il veut sortir avec un top, conseille lui de jouer au loto …c’est la seule solution …

  5. Mon commentaire va être long, et argumenté, pardon d’avance.
    Ce n’est pas prendre les gens pour des idiots, c’est le contraire.
    « Je n’ai pas le temps de faire court ». Aka, je respecte, donc j’argumente. 😀
    Allez, go. 🙂

    Tu as une part de fatalisme et une part de conjonction de facteurs, ici.
    Tout l’art consiste à soutenir sans soi-même trop s’exposer. C’est un art difficile, très exigeant, et qui pardonne peu les erreurs. L’on peut, ou pas. Tu as très peu de possibilités intermédiaires. 😉
    Mais de là à dire que les personnes ne « veulent » pas ou ne « peuvent » pas être aidés?
    Mon c… J’allais être grossier, navré.
    Cela existe, mais on appelle ça une personne suicidée, et morte. Le reste…
    Non. Non, décidément. Il y a une marge. Seulement, là où l’on voit une étape, et une petite dénivellation, eux voient un roc, une montagne.
    Question d’intimité, de perception personnelle de l’environnement immédiat.

    A travers ton écrit, j’ai une très grosse dent contre la « mode » du « disposable » relationnel.
    Et contre les critères initiaux sociétaux de choix, qu’on nous incite à suivre, donnant l’illusion d’un consommable du relationnel. C’est ici qu’est le vrai problème, avec l’illusion que le relationnel est un produit de consommation. Meetic et consort adoreraient, mais ce n’est pas le cas. L’on trouve via probabilité, pas déterminisme. C’est là le vrai problème de fond. Pas chez ton ami. Il en subit les conséquences, nuance. Il a été odieux, ok. Et?

    Quand une personne coule, on peut lui lancer une bouée, un sourire, une écoute, un avis, ou bien la voir sombrer en prétendant qu’on a rien sous la griffe…
    On peut en effet ne rien avoir, mais c’est rare. 🙂
    Très rare.
    (On peut aussi faire une variante: on a peur de l’eau, ou pas le temps pour une baignade. 😀 )

    Ton ami a appliqué ce qu’autrui lui appliquait, au nom des mêmes lois qui te font te gausser de lui, dans l’absolu.
    Cela flanque une gifle, oui. C’est injuste, certes. Et? Tu n’appliquais pas un équivalent direct à travers ton jugement sur ses actes? Que le jugement soit pertinent ou non est secondaire, ici.
    Tu t’es prise dans les gencives ce que tu dénonces. C’est regrettable, entendons-nous. 🙂
    Mais est-ce si étonnant? La pitié est une chasse gardée? Nous en avons l’utilisation exclusive? Souffrir nous dispense de réfléchir? Allons donc. 😉
    En soutenant quelqu’un comme ton ami, tu savais à quoi tu t’exposais. 🙂
    Une personne en souffrance est une personne qui se contrôle mal.
    Mais ses capacités de raisonnement sont grosso modo intactes. Simplement, la barrière de sécurité de gentillesse habituelle sera levée. C’est valable pour tous.
    Lapalissade, je m’en excuse.

    Je serais toi, je briserais vite fait cette petite pute de paradigme en remettant un ou deux éléments à plat, en les contextualisant différemment, et en prenant un peu de recul. 😉
    Mais je ne suis pas toi. ^^
    Vouloir soutenir est tout à ton honneur, et est une chose. En avoir les moyens, une autre.
    Ce genre de sport, soutenir, demande parfois un bon blindage. Crois-moi. 😉

    Je ne prétends pas défendre ton ami. Mais je conchie la notion de « consommable » dans le relationnel, dont il est victime. On peut jouer avec beaucoup de choses, ok. Mais là, on touche l’humain. Nous-même. Niet.

    A toi de voir si tu vas au-delà de ce que la société crée comme carcan, en reniant l’individualité humaine et sa compréhension, ou pas.

    Mais une fois encore, l’on peut… Ou pas. Si tu t’y risques, il faut être prêt(e) à perdre.
    Je perds plus souvent que je ne gagne à ce jeu-ci. 🙂
    Mais chaque victoire est une gifle à ce qui m’a fait vraiment mal. Pas l’illusion qui précédait.

    Bises,
    Dragon.

  6. Il s’appelle pas Christophe par hasard ?
    Plus sérieusement, tout ce que tu racontes me parle, j’ai coupé les ponts avec pertes et fracas après avoir été au bout de la « méthode douce » et ça a été libérateur pour moi et lui ça lui a mis un bon coup de pied au derrière qui l’a motivé à se prendre un peu en mains.
    Je n’en sais pas plus puisque j’ai vraiment coupé tous les ponts mais je lui souhaite tout le bonheur du monde… loin de moi !!!
    Je dis pas qu’il faut laissé les amis dans la panade, mais ce que tu décris sont les symptômes d’une dépression et il n’y a que la personne concernée qui peut décider de s’en sortir…
    Et depuis que je choisis bien mes amis, ma vie est à l’image de mon entourage : positif !

    1. Le fait est qu’on ne se sort pas seul(e) d’une dépression.
      L’on s’en sort systématiquement en le souhaitant, oui, c’est vrai.
      Mais jamais sans soutien, ou trop rarement pour qu’on le considère comme une règle.

  7. Le truc c’est que chacun vas donner des conseils ou répondre en fonction du vécus.
    Donc ce qu’il te dis tu peux le croire sortie de se bouche, simplement ces conseils ne sont peut-être pas les bons pour toi.

    Après comme le dis DarkGally, tu ne peux aider que les gens qui veulent être aider :$

  8. bonsoir
    justement je pensait pareil , je viens de parler avec mon mari d’un pote ou plutot « connaissance »
    un gas comme ton ami la qui était avant gros et un peu moche un pauvre mec
    et depuis longtemps celibataire bref le pauvre on peu dire
    et depuis il se prend en main il a maigrit bon c’est pas non plus un top modele loin de la mais il est mieu phisyquement mais aprés voila le monsieur est aigri de n’avoir pas de copine et se fou de la gueule de tout le monde est plutot insultant et irrespectueux envers les femmes et en plus monsieur ne veux que cest top model fitness alors qu’il est suuuuper désagréable et que physiquement n’est pas un apollon … enfin tu vois un peu coté description sa se ressemble et moi je pense on ne peu rien faire et perso je ne suis pas assez ami car je ne pourrai le supporter et je vois que ton pote ressemble beaucoup donc je te dirais laisse le qu’il se debrouille surtout que toi tu tente d’aider et lui s’en fou bien de ta life .. cest le même genre que « ma connaissance » ..
    bis

  9. Voilà !
    Voilà exactement pourquoi je m’isole lorsque je ne vais pas bien. Car je deviens comme ton ami, je pourrais être méchante et mordre la main qui se tend vers moi.
    Je m’emmure dans ma solitude, je laisse mon amertume se dissiper et ensuite je reviens !
    Voilà…

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