In My Mind

Tu ferais quoi si t’avais peur de rien?

peurderien

Je suis tombée récemment sur cette citation en parcourant un blog que j’aime beaucoup (voir ici). J’ai vraiment eu l’impression que cette question avait été écrite pour moi. Car je sais que ce qui me freine dans beaucoup de choses est un mot de quatre lettres : peur.

Alors quand j’ai lu ça, j’ai essayé de m’imaginer tout ce que je ferais. Pour aussi en tirer un bénéfice : quelles sont finalement mes peurs derrière? et est ce faisable?

* Déjà, simple et facile, si je n’avais pas peur que ça ne m’aille pas, je demanderais à ma coiffeuse de me faire une coloration qui change. Je suis une fille « nature », mais la couleur classique brune passe partout commence à me lasser. En même temps oser quelque chose de voyant est dur pour moi…c’est aussi oser qu’on me remarque, qu’on aime ou qu’on n’aime pas…

* Je louerais un Van et pendant deux mois je sillonnerais la Stuart Highway, qui relie l’Australie du Nord au Sud. Je m’arrêterais où bon me semble, pourrait prendre le temps d’admirer les paysages et la faune… Ce qui m’en empêche? l’organisation, le coût, l’idée de partir seule pour une chose pareille…

* Je passerais aussi le même laps de temps dans les parcs canadiens. Après tout, un type me l’a proposé. J’avoue que j’aurais peur que ce ne soit pas uniquement désintéressé comme proposition.

* Je plaquerais mon job. Clairement. Parce que mon travail en soi est intéressant mais que je ne me vois pas faire ça toute ma vie. Que j’ai aussi un statut de fonctionnaire, avec plein de dysfonctionnements dans le travail, pas lié à moi hélas…Et que pour autant dans ce job là être indépendant ne me tente pas. Ce qui me fait peur : l’argent et les avantages que je risque de perdre. Me lancer dans autre chose et risquer d’échouer.

* Je m’inscrirais sur un site de rencontres et je passerais mon temps à avoir plein de rendez-vous. Pour me réhabituer à voir du monde, pour retrouver le goût des soirées à discuter de tout et rien, pour profiter éventuellement et tenter le coup d’une nuit, pourquoi pas…Parce qu’au fond, je commence à me dire que trier beaucoup est peut être une bonne chose, mais à force ça peut être le désert. Et comme je l’ai lu récemment, « quand on vit dans le désert, on finit par s’attacher au premier cactus qui pousse ». Bref parfois à force de (trop) trier, j’ai parfois eu l’impression de me rabattre sur quelqu’un qui ne me convenait pas… J’aurais peur cependant du temps perdu, de m’ennuyer, peut être de flasher sur un type et que ça ne donne rien….

* Si je n’avais pas peur de ce qu’on penserait de moi, je dirais à cet abruti que les différences culturelles, mon cul oui. Oui on n’a peut être pas la même culture, mais il aurait pu me répondre. Que je n’ai pas aimé sa façon d’être avec moi. Je dirais aussi à tous ceux que j’ai rencontré là-bas, et qui tous bossent dans la musique, que la musique, je ne vois pas ma vie sans. Mais que ce n’est pas toute ma vie. Que je m’en fous si pour eux être artiste marche ou pas, moi j’aurais voulu connaître la personne qu’ils sont vraiment au fond d’eux. Que je ne suis pas une groupie, que je ne le serais jamais, et que finalement me parler ou me répondre à peine c’est dommage…pour eux.

La conclusion de tout cela?

La principale de mes peurs est finalement ce qu’on risque de penser de moi, avec le risque qu’on me rejette. `C’est quelque chose dont j’ai toujours eu peur finalement. Alors j’essaye de « convenir » à la personne.

C’est ce qui s’est passé lors de mon voyage. Pour une fois je ne me sentais pas mise de côté de par mon statut de célibataire. J’étais tellement emballée par ces gens que je voulais plaire à tout prix et être acceptée, et j’ai laissé ma personnalité en arrière plan…Avec le recul je regrette un peu, j’ai l’impression d’être passée pour une gentille idiote…

La bonne nouvelle c’est que tout mes projets sont faisables. Totalement. Même si certains, surtout concernant le boulot, doivent être mûrement réfléchi et pensé.

Réellement j’ai une vision plus claire de ce que je voudrais dans ma vie. Et par où commencer.

La première chose : prendre rendez-vous chez ma coiffeuse 😉

Et vous, vous feriez quoi?
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17 réflexions au sujet de « Tu ferais quoi si t’avais peur de rien? »

  1. Si je n’avais peur de rien, je prendrais tous les risques que je n’ai jamais pris. Je sortirais de cette routine, de cette vie trop bien rangée, j’irai et j’oserai, je profiterai, je quitterai peut être mon homme par la même occasion mais on a qu’une vie, alors, je penserai enfin plus à moi… Aussi, je me teindrais en rousse, un joli roux tout doux en fait, j’irai voyager et travailler à l’étranger. Bref, en un mot (ou 4-5) : J’apprendrai à me connaître. En plusieurs mots, je vais même dire : J’apprends à me connaître en ce moment. C’est terrifiant, incertain d’être en pleine remise en question mais… Ca fait du bien. De s’écouter.

  2. Très bel article et très original. C’est vraiment bien écrit et ça donne envie de faire des choses folles.
    Et puis, je sais que c’est plus dure à dire qu’à faire, mais tu ne devrais pas t’empêcher de faire toutes ces choses pour les autres, parce que les autres ne s’empêche pas forcément de faire ce qu’ils font pour toi (phrase de 300 mots, j’en conviens).
    Enfin bref, en tous cas j’adore ton article 😉

  3. Là, tout de suite, je partirais à l’étranger pour y vivre un temps. Au Royaume-Uni ou dans un pays d’Europe du Nord. Pourquoi je ne le fais pas ? Parce que sans avoir un logement, des contacts, un job et/ou quelques finances sur mon compte avant de partir, ça me paraît être une aventure trop aventuresque ^^ Dans la même idée, si je n’avais pas peur, je partirais sur les traces d’une voyageuse du 19e siècle que j’aime beaucoup, de Londres à l’Italie puis via Prague et Berlin. Même freins ou presque: le fait d’être en solo, d’être dans le flou, de se retrouver à sec, etc. Et encore dans la même idée, je prendrais l’avion et j’irai explorer le Canada en finançant ça avec du help exchange.
    Si je n’avais pas peur…

  4. Ahahaha déjà entendu cette phrase, surtout en anglais: What would you do if you weren’t afraid?
    J’avais adore. C’est tire du livre: Who moved my cheese 😉
    Et a cette époque je m’étais dite: President de la république! LOL
    Maintenant? je ne sais pas, je surfe dans le flou en ce moment pour beaucoup de choses :/

  5. Mes peurs sont dûes aux regards des autres, mais aussi à mon manque de confiance en moi, la peur de ne pas être à la hauteur.. alors oui cela me freine pas mal, mais je me soigne (ou pas xD) … j’irais dans une salle de sport, faire de la zumba,faire des sorties avec des inconnus, prendre la voiture et partir loin voir mes coupines … des choses faisables quoi 😉

  6. Attaquer en justice tou(te)s les coiffeu(r|se)s acceptant de faire des colorations aux brunes… NON MAIS OH…

    Réapprendre ensuite à avoir peur pour leur permettre d’exercer et combler librement leurs client(e)s…

  7. Bonne question…
    Je pense que je quitterai mon job.
    Avant j’irai parler au beau petit mec de ma boîte.
    Finalement ça semble facile, mais je sens toujours des choses qui me retiennent

  8. Je plaquerais mon boulot et je partirais loin très loin !! Sinon j’aime beaucoup la. phrase avec le cactus 🙂 Tu es une fille super avec un caractère et une honnêteté tres appréciable 🙂 Tu es top ceux qui ne le voient pas sont aveugles ^^ Pour le coiffeur je ferais une couleur pas trop éloignée de la tienne ou quelque chose genre mèches ou ombre hair 🙂

  9. Si je n’avais peur de rien, je chercherais à me faire peur afin de comprendre ce que peut être ce sentiment qui tourmente tant « l’humain ». =)

  10. Si l’on devait mouriiiir demain *en mode obispo* ah ah ! Moi clairement, si j’arrêtais d’avoir peur comme toi du regard des autres je me lancerai :
    – Une coupe de cheveux couleur feu
    – Des maquillages de fous
    mais aussi
    – Partir plusieurs mois dans un pays à l’étranger
    – Voyager autour du monde !
    – Acheter sans compter

  11. Pour ta peur du jugement d’autrui, je te conseille de lire Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau, elle y a listé la blessure du rejet (les pourquoi, comment les guérir, etc), peut-être qu’en guérissant cette blessure du rejet, tu pourrais mieux oser aller vers tes rêves. 😉
    Sinon, ce que je ferais si je n’avais pas peur?
    – Je commencerais à voyager
    – Je participerais à différents ateliers

    C’est dingue comme la peur peut nous faire rater de magnifiques occasions. :S

  12. Excellent article ! C’est le troisième que je lis, et j’adore ! Je me reconnais pas mal dans tes lignes… J’ai moi aussi, fait la rencontre de quelqu’un de tellement intéressant, que je me suis emballée et j’en ai oublié d’être moi-même juste pour me faire apprécier…et je pense être passée pour une gentille idiote, d’autant plus que cette personne s’est maintenant mise à m’ignorer, sans aucune raison. Bref, en tout cas, j’adore ta plume !
    Bonne continuation !

  13. Je me reconnais tellement dans ce que tu dis… Je dévore ton blog depuis quelques minutes, hâte de lire la suite 🙂

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