In My Mind

Ce qui te pousse à changer

changement

Flashback : c’était il y a un peu plus de deux mois. Au boulot c’est galère : je cours pour combler les dysfonctionnements et les manques de ma collègue. Le moral est pas top, et ma mère doit me rappeler…depuis plus d’une semaine. Comme d’habitude, je n’ai pas de nouvelles. Dans le même temps, un ami se comporte vraiment bizarrement, pas moyen d’avoir une conversation claire avec lui. Et puis il y a lui, donc j’ai longtemps attendu des nouvelles, qui ou ne se manifeste pas, ou le fait mais « comme ça ». Pour donner des nouvelles, pas vraiment pour discuter. Il ne doit même pas savoir comment je vais. Il ne le demande pas vraiment en fait.

Lequel a été celui de trop? je ne m’en souviens plus vraiment.

Je me souviens juste de ce moment, celui où je me suis dit « trop c’est trop ». Stop. Vous situez l’image de quelqu’un qui rame alors qu’il est englué? de quelque chose qui vous épuise? de cette impression de courir sans fin après l’autre? J’en étais là.

J’ai dit stop.

Pour être arrivé à ce point, il y a bien sûr un passé d’habitude…Un exemple simple : ce qui est arrivé à mon amie. Quand ma mère l’a appris, elle m’a téléphoné. Pas pour me consoler non, pour que je lui explique ce qui c’était passé. Et puis? elle a disparu. C’est moi qui ai du me manifester 15 jours plus tard, pour entendre qu’elle se demandait pourquoi je ne l’avais pas appelée….une idée comme ça…je n’allais pas bien?

Le point de départ il est là : on vous a inculqué l’habitude de courir après l’autre.

Et puis il y a le moment où vous décidez de changer. Et il arrive simplement : parce que vous le voulez vraiment. Alors je sais ce que vous allez dire : non mais je veux changer mais j’y arrive pas! Hé bien je vais vous dire quelque chose : vous le pensez très fort, mais vous hésitez encore. Ce qui vous retient? la peur, l’inconnu, l’habitude confortable même si elle fait mal face à l’idée de quelque chose que vous ne connaissez pas. Et qui pourrait être mieux, ou pire. C’est un peu le principe, pour prendre un exemple, de rester dans une relation ou en contact avec un type dont vous espérez beaucoup, mais qui lui ne veut pas vous donner plus, par crainte de vous retrouver seule. Vous aimeriez changer, mais vous n’avez pas vraiment envie de perdre ça…même si ça vous rend malheureuse.

Moi j’avais touché le fond. De ce que je peux gérer. J’ai décidé de changer. D’arrêter de courir. De courir après l’autre pour être précise.

Au boulot j’ai demandé un changement pour ne plus être avec cette personne. Avant, mon excuse préférée c’était « mais avec tout l’investissement que j’ai donné, c’est injuste! ». Bizarrement maintenant j’entrevois juste mon bien être au travail. Je vois ce changement comme un nouveau défi. Peut être même comme la première étape avant un changement encore plus complet.

Je n’ai pas contacté ma mère, et je n’ai plus décroché quand elle a appelé. Non pas parce que je lui en voulais, mais parce que dorénavant je donne des nouvelles quand j’en ai envie. J’ai tiré une croix sur le fait de la considérer comme une mère classique, elle ne le sera jamais. C’est un peu comme une connaissance lointaine dont je prends des nouvelles de temps en temps. Ce n’est pas qu’elle ne m’aime pas, c’est juste qu’elle n’est pas douée dans les relations. Point final. Ca reste ma mère mais je la vois bien différemment.

J’ai coupé contact avec l’ami en question. Ca a été dur car je suis solitaire à la base, et en peu de temps j’ai « perdu » deux amis pour des raisons ma foi bien différentes. Le choc de se retrouver un peu seule a été rude. Mais finalement maintenant que je l’ai accepté, que je n’ai plus l’impression de le subir, j’entrevois une certaine sérénité. Il y a même un nouvel ami en vue. Et je sais au fond de moi que ça prendra du temps oui, mais qu’il y en aura d’autres à venir. Même s’ils ne seront jamais super nombreux, vu que je préfère les vrais amis aux contrefaçons.

Quant à lui…Je sais très bien au fond de moi qu’il est dans la catégorie des hommes à éviter. Pourtant je peux vous dire que c’est quelqu’un de gentil et bien…si on n’attend rien de lui. Et bizarrement, maintenant quand je reçois des nouvelles je suis toujours contente, vu que je n’ai plus de réelles attentes de sa part (Je suis même parfois étonnée de certains messages que je reçois vu qu’on n’est plus censés se revoir). Malgré ça oui, je veux retourner là-bas. Mais pas pour lui. Ca je l’expliquerai une prochaine fois.

Ce qui te pousse à changer au final c’est juste ça…De ne plus accepter d’être malmené pour une question d’habitude. De te rendre compte de ta part de responsabilité là dedans. Et ça, c’est super difficile. Il s’agit de se rendre compte qu’on agit dans un fonctionnement, et ne pas se dire juste qu’on le subit comme ça par malheur…à partir de là, il est bien plus facile de se dire « ok d’habitude je fais comme ça, mais plus maintenant ».

Car quand je parle de changement, je parle de notre fonctionnement. Et à partir de là comment on fait vous me direz?

J’ai personnellement lu plusieurs livres qui m’ont beaucoup, mais vraiment beaucoup aidé sur ce chemin du changement. Je vous en parle la prochaine fois!
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14 réflexions au sujet de « Ce qui te pousse à changer »

  1. Ton article tombe à point nommé car je suis dans ce même état d’envie de changer et d’arrêter de subir de la déception face aux attentes envers les « mauvaises » personnes…
    Vivement ton prochain article parce que ça me plairait bien de lire un des livres!

  2. Ce qui est bien c’est que tu as compris un truc fondamental : penser plus à soi ne veut pas dire devenir plus égoïste. Ça veut dire se voir différemment avec plus d’indulgence. Ce qui amène à voir la vie différemment. Ça renforce et ça permet d’aller vers des relations plus saines avec les autres. Bravo et bonne continuation 🙂

  3. Comme je comprends ce besoin de changement. Ce besoin de se recentrer sur ses propres désirs et volontés sans forcément attendre que ça vienne de l’autre (l’ami(e), la mère, le père, le frère… ou qui que ce soir d’autre. Comme je te comprends et partage pleinement cet état qui fait de nous un adulte pensant et non une marionnette jouée par le bon vouloir des uns et des autres. Tu sembles être Ur la bonne voie. Courage.

  4. « on vous a inculqué l’habitude de courir après l’autre »

    Comment te dire ? Tu sais… C’est hélas une habitude, fondée sur une crainte, si confortable. Ça offre aussi des raisons de socialiser avec d’autres, par la plainte malsaine.

    Même moi qui considère vouloir faire l’ours, je (re)tombe dans ce vieux piège, de temps à autres (inutile d’en dire vraiment plus hein ?) alors que j’ai déjà des gens formidables autour de moi.

    A vouloir trop, trop vite…

    Tu fais là un choix courageux, et bon. 🙂 J’espère réussir à en faire autant, un jour !

  5. C’est une caractéristique et un des bienfaits de la maturité, de parvenir à s’affirmer, à dire non… Heureusement qu’il y en a !!! Je découvre ton blog et j’aime bien !!

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