In My Mind

L’apprentissage du « penser à soi »

penseràsoi

Il y a ces choses qui jouent sur mon sommeil. Les inquiétudes. Encore plus quand elles concernent un proche qui se retrouve pour la deuxième fois à l’hôpital en peu de temps.

Il n’y a rien à faire, depuis que mon amie est décédée, tout ce qui touche au médical est source d’angoisse pour moi. Alors cette semaine, je dormais mal toutes les nuits. Je me réveillais avec une horrible migraine qui m’obligeait à prendre un médicament. J’ai même rêvé de mon amie, un rêve où je retrouvais une farde qui lui avait appartenu. Sur laquelle je pleurais en la tenant serrée dans mes bras.

Est arrivé vendredi, après une semaine où j’ai fonctionné en journée comme un zombie.

J’avais une réunion prévue dimanche, que j’ai annulé sans problème. C’était du « pratique ».

J’avais un anniversaire le samedi soir. J’ai été plus mal prise.

Déjà parce que pour moi, les anniversaires c’est important. Ensuite parce que c’était celui d’une ancienne amie, qui fêtait sa quatrième décennie. Mais voilà. Je ne me voyais pas me rendre à une soirée et faire bonne figure un verre à la main alors que j’étais claquée. Puis je me suis dit que pour une fois…je pouvais penser à moi.

J’avais beau me dire que cette amie ne prend plus guère de mes nouvelles. Que la dernière fois qu’on s’est vues, c’est parce que c’est moi qui ai demandé, et ça remonte à des mois. Malgré ça, j’ai horriblement culpabilisé quand j’ai annulé.  Puis je me suis rappelée ces petits moments qui sont difficiles quand on est célibataire. Quand une amie décède et qu’on est seule pour gérer la nouvelle. Quand on a des problèmes de boulot. Quand on sort avec quelqu’un et que les débuts sont difficiles… Je me suis rappelée qu’elle ne faisait pas partie de ceux qui savaient. Qu’elle ne me demandait plus depuis longtemps comment j’allais et ce que je vivais. Que l’invitation, je l’avais eu sur FB comme tout le monde, sans précisions.

Je regrette juste qu’on soit élevé dès le plus jeune âge dans cette optique du « faire plaisir à l’autre », « faire passer l’autre en premier », et qu’on passe pour un(e) égoïste quand ce n’est pas le cas. Personne ne devrait être prioritaire quand il s’agit de bonheur et bien-être.

Apprendre à dire non et tenir bon…me semble un pas correct dans cette direction. La prochaine fois j’espère que ce sera sans culpabiliser!
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3 réflexions au sujet de « L’apprentissage du « penser à soi » »

  1. Elle n’a pas le même concept de l’amitié que toi 😉 et si elle n’est pas présente pour les moments tristes ou difficiles de ta vie peut-être faut il penser à « avancer »… j’espère que tu parviendra à ne plus culpabiliser pour des gens qui ne méritent pas ton amitié 😉

  2. Si elle même n’est pas venue fêter ton anniversaire, alors…
    En espérant que les fortes chaleurs actuelles ne contribuent pas à dégrader aussi ton sommeil…

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