Ecologie

Bilan Zéro déchet : 6 mois

Pour ma part, tout changement dans ma vie provoque un retrait vers ma zone de confort et la recherche de la facilité. Lorsque j’ai déménagé, entre les cartons et les objets qui retrouvaient une nouvelle place, les nouvelles habitudes, le nouveau quartier, les efforts pour diminuer ma consommation de déchets au quotidien ont été réduits à néant.

Dans mon ancien appartement, je filtrais l’eau du robinet avec une carafe et un filtre, mais je n’étais plus satisfaite de ce système, coûteux qui plus est. Je préparais souvent des plats pour deux jours, choses que je fais moins également. J’allais le samedi matin au marché situé à 10 minutes de chez moi, et où un maraîcher bio vend ses fruits et légumes. J’ai mis tout ça de côté le temps de retrouver mes repères, mais une fois retrouvés, j’ai eu également envie de retrouver mes priorités. J’avais envie de refaire ces efforts. Mais également de tester des choses inédites, avec un faible investissement pour chaque essai. Voici ce que j’ai testé, si ça a fonctionné, etc…

Les Mouchoirs en tissu

Janvier a signé mon premier pas, et achat dans ce sens. J’ai craqué pour des mouchoirs en tissu de la magnifique boutique God Save the Tea Time. Cinq mouchoirs au ton neutre, et un que j’adore avec des constellations. Comme je sais le désordre qui peut régner dans mon sac à main, j’ai ajouté une pochette en coton enduit (de la boutique BilaTouchatou) qui a deux poches : une pour les mouchoirs propres, une autre pour les mouchoirs sales.

J’ai très vite accroché à ce système, même si exceptionnellement j’oublie et je prends un mouchoir en papier. En cas de rhume ou maladie, et donc de mouchoirs très sales, il suffit de faire bouillir les mouchoirs 10 minutes dans une casserole avant de les passer à la machine à laver. Ils n’ont pas bougé, ils sont toujours avec moi, parfait, et adopté!

Les Beewraps 

Autre grosse consommation de plastique à la maison : le film étirable, qu’on met sur les plats qui vont au frigo. La solution était les fameux Beewraps, ces tissus recouverts de cire d’abeille qui permet de les rigidifier. Il suffit ensuite de leur faire prendre la forme du contenant en maintenant quelques secondes le tissu avec ses mains. J’aurais pu essayer de les faire moi-même, mais vu que je n’ai ni vendeur de tissus, ni magasin bio vendant de la cire d’abeille pas loin, j’ai préféré les acheter tout fait. Par contre j’ai décidé de choisir une marque belge pour une fois : YohBee.

J’adore les motifs originaux, c’était local, pas cher. Il faut que je reconnaisse par contre que j’ai eu plus de mal à lâcher les vieilles habitudes à ce niveau là. Je dois souvent me rappeler de ne pas utiliser le plastique, et recourir à ces tissus. Passé ce petit mécanisme mental à assimiler, je suis très satisfaite de la qualité jusqu’ici.

Les DIY : le shampooing sec, et le déodorant maison

Jusqu’ici, j’avais toujours recours au shampoing sec pour gagner un jour (ou deux) sans shampoing. Quand j’ai souhaité arrêter les achats de bouteilles, je n’ai pas trouvé de méthode qui marche aussi bien. Sauf qu’un jour, je me suis retrouvée à un évènement officiel avec des cheveux horriblement sales, je me suis sentie très mal, et à ce moment là, coup de chance, la recette du shampoing sec de Sea and Seed est passée dans mon Instagram. Le truc qui me manquait : l’application au pinceau. J’avais tous les ingrédients à la maison, un vieux pinceau et un pot que j’ai récupérés, et depuis? c’est parfait, je n’ai plus jamais acheté de shampoing sec! un bonheur!

Concernant le déo, j’ai attendu de terminer mon pot de déodorant Schmidt’s bergamote & lime. J’avais (de nouveau) tous les ingrédients pour réaliser la recette d’Antigone21, et j’ai moulé ça dans des moules à glaçons, en les laissant au frigo. Ça fait plus d’un mois que je l’utilise. Ce déodorant a passé brillamment le test de… TOUT. La marche de 4h en Irlande, le sport, les journées chargées, etc… en déplacement et sans frigo à proximité, il suffit de le garder dans un pot, et en prélever une partie pour l’étaler. Le seul conseil c’est d’en mettre très, très peu. Ça fonctionne avec quasiment rien, et sinon, gare aux irritations.

Le mieux est l’ennemi du bien, et du neuf avec de l’ancien

J’ai testé un nombre incalculable de shampoings solides. Certains dont j’étais très satisfaite, mais pas 100% zéro déchet. D’autres un peu trop cher. J’ai continué à changer de marques chaque fois que j’en terminais un. Et puis il y a eu cet ultime essai. Un shampoing à quasi 7 euros pour à peine 70g, qui m’a fait des cheveux poisseux, mais poisseux…et ce malgré plusieurs tentatives. Je me suis sentie découragée de devoir repasser une énième commande sur internet (où est l’écologie finalement?), et puis, je me suis souvenue qu’il y avait pas loin de chez moi une savonnerie artisanale, où je mettais rarement les pieds. J’y suis allée, et là surprise : une marque certes pas 100% naturelle, mais à 5 euros environ, sans devoir compter des frais de port!. Et vous devinez? il me convient parfaitement. A trop vouloir bien faire, je me suis compliquée la vie, et connu de nombreuses déceptions. Ici, il a même un emballage en carton. 100% zéro déchet!

Peu de temps après, lors d’un tri dans mes armoires, j’ai enfin retrouvé mes disques démaquillants Lamazuna. Je les ai repris, le tout c’était de les retrouver car ils sont toujours aussi efficace. En Belgique, on peut les trouver dans les magasins DI.

Le retour de la cruche

J’ai essayé au départ ici de retenter l’aventure de la cruche d’eau du robinet au frigo, avec du charbon comme filtre. Déjà, j’entendais plusieurs personnes me dire que le charbon ne changeait pas grand chose…et ma cruche étant ouverte, si un aliment trainait dans le frigo, je me retrouvais vite avec une eau aromatisée par toujours du meilleur goût. Mon compagnon préfère rester attaché à ses bouteilles plastiques, mais je n’ai pas eu envie de me résigner. J’ai pesé le pour et le contre, et je me suis commandée une carafe en verre avec un bouchon en liège sur Amazon. Pourquoi sur Amazon? parce que l’article suivant ne se trouvait que là, et que j’ai fait d’une pierre deux coups. Alors vu qu’à la maison, ça m’a permis de ne plus acheter de bouteilles plastiques pour ma part, j’ai décidé que ça en valait la peine. Je me fait beaucoup de Mugicha, un thé d’orge japonais, pour le moment, d’où la couleur sur la photo.

Jamais sans mon Bubble Tea et mes pailles en inox

J’ai toujours été d’avis que rien de plus bête que l’achat de pailles en inox. Il suffit de s’en passer pour boire et voilà. Sauf que…qui dit arrivée de l’été (enfin, là on espère), dit surtout Bubble tea power! Je suis une grande fan de cette boisson, je m’en prends chaque fois que je suis à l’étranger et qu’il y a un vendeur pas loin, j’en réalise moi-même à la maison, mais voilà…si je voulais en faire cet été, ça voulait dire avoir des pailles XXL en plastique. Et là non, je ne pouvais pas. Alors oui, luxe, caprice, appelez ça comme vous voulez, mais oui, je me suis acheté des pailles XXL pour smoothies et Bubble Tea. Sans regret si ça me permet de me faire plaisir, tout en polluant moins. Dans le set que j’ai acheté, il y a le nécessaire pour les nettoyer également.

Et après? 

Dans l’immédiat, j’aimerai reprendre l’habitude de me rendre au maraîcher bio le samedi matin, même si c’est plus loin. Je vais me mettre à la recherche d’une bouteille en inox de grande contenance. La mienne fait actuellement 400ml, mais ce n’est pas assez pour une journée de boulot, l’idéal serait un litre. J’ai trouvé une recette pour faire son dentifrice maison, et pourquoi ne pas envisager une brosse à dent en bambou? Je n’utilise plus de gel douche depuis longtemps, uniquement des savons et je compte continuer comme ça.

J’ai bien une ou deux autres idées, auxquelles je réfléchis encore…

 

Et vous, de votre côté, ça donne quoi? 🙂

 

 

 

Pour une fois, j’ai pensé à un visuel pour ceux qui voudraient épingler l’article sur Pinterest 😀 :

5 réflexions au sujet de « Bilan Zéro déchet : 6 mois »

  1. Merci pour le partage, va falloir que je me mette aussi à faire un petit bilan, bientôt les vacances, j’aurai plus de temps.
    Concernant le film étirable, ici, je n’en utilise jamais, je mets une assiette ou un bol au dessus des restes, cela suffit pour protéger dans le réfrigérateur.

  2. En grande adepte du shampoing sec qui en a marre d’acheter des aérosols polluants qui coûtent un bras, je te remercie pour le lien vers la recette; je teste dès que possible!

  3. Mouchoirs, disques demaquillants, shampoing solide + savon, deodorant naturel (que j’achete, je ne le fais pas mais qui marche super bien comme le schmidt), cup + serviettes lavables. Je n’achete que tres peu de bouteilles d’eau en plastique ( c’est vraiment si j’ai pas le choix car je suis a l’exterieur). Je fais ma poudre lave vaisselle, utilise un eco egg comme lessive ( mais je complete avec des lessives bio parce que je ne suis pas entierement satisfaite). J’ai encore pas mal d’efforts a faire quand je vois mes poubelles encore malheureusement beaucoup trop remplies d’emballages plastiques divers. Mais petit a petit on s’ameliore

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s