Juillet

juillet

Un moment :


L’atelier « wagashi » que j’ai suivi au Walaku à Paris, début du mois.

Un sport :

Ex-aequo ce mois-ci, le Tae-Bo et le TRX, avec une nette préférence pour ce dernier

Un voyage :

Quelques petits jours en Islande, que je vous raconterai d’ici quelques mois. Vous pouvez en voir certaines photos sur mon Instagram.

Une bande dessinée :

Juliette (par le même auteur que Rosalie Blum). J’y ai retrouvé des dessins magnifiques, et une histoire pleine d’émotions.

Un manga :

                                     

Underwater tome 1 et  tome 2, impossible de ne pas se laisser porter. Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, une collégienne s’évanouit pendant un entraînement d’athlétisme. La jeune Chinami se réveille sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines. 

Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets…

Un livre :

Tu comprendras quand tu seras plus grande, de Virginie Grimaldi. C’est rare les livres qui arrivent à me faire éclater de rire. Tellement séduite, que j’ai acheté le premier livre du même auteur, sorti en poche.

Une partition :

Venir voir, d’Emmanuel Moire. J’ai commencé par celle-ci car je l’avais chez moi, et elle était plus accessible pour me remettre au piano.

Une application :

Pokémon Go. Qui serait passé à côté cet été?😉

Un test cuisine :


Un premier fromage végétal d’après cette recette-ci, très facile à réaliser! Un délice. Ce premier test est à base de graines de tournesol, le prochain ce sera un essai avec des noix de cajou🙂

Un Hashtag :

Cherchez #campingwithcats dans Instagram pour vous aussi vous mettre à rêver : et si on embarquait le chat?

Un thé :

Ex-aequo, le Hatsukoï de Lupicia aux notes de citron et citronnelle, et le Mugisha. Ce dernier est un genre de thé d’orge qui se déguste glacé, j’y ai goûté pour la première fois au Walaku. J’ai réussi à en trouver à deux endroits à Bruxelles : la Septième Tasse (rue du Bailli, ils vont en recevoir en septembre), ou beaucoup plus simplement à l’épicerie japonaise Tagawa

Bonnes vacances!
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Summer bucket list

summer-bucket-list* Apprendre une nouvelle chanson au piano – j’ai jeté mon dévolu sur « Hey Jude » des Beatles😉

*  Tester une nouvelle recette par semaine, au programme : réaliser un pâté végétal (pour voir si ça me plaît), un pain sans pétrissage, un risotto, des roulades de pain perdu, etc….

*  Participer au moins une fois à un des cours de Tai-Chi organisé par la ville de Bruxelles (je cible celui du dimanche matin à la Bourse)

*  Aller passer une journée à la Mer

*  Persévérer au sport deux fois par semaine (plutôt en salle à mon avis)

*  Mettre ma voiture à l’entretien (le rendez-vous est déjà pris)

*  Faire un barbecue végétarien

*  Tester deux nouveaux restos sympas (trouvés, tous les deux sur Bruxelles)

*  Me faire masser au Serendip Spa (si le temps continue d’être aussi froid)

*  Prendre un cours de pâtisserie (réservé!)

*  Faire diminuer ma PAL (voir ici)

*  Déguster des s’mores

*  Aller pique-niquer

*  Aller à Païri Daiza (deux fois j’espère)

*  Profiter un max de ma semaine au pays de glace et de feu🙂

 

Et vous, quoi de beau de prévu?
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Museum of Me

Suite à la proposition d’Armalite, j’ai décidé également de jouer le jeu du « Museum of me ». Le principe est simple : réunir une dizaine d’objets qui résument l’histoire de notre vie. Voici les miens :


1 . Ce tableau est celui qu’on m’a été offert à la fin de mon stage de dernière année, lors de mes études supérieures. Déjà là, même appréciation de ma personne : je suis quelqu’un de discret, secret au départ, mais à laquelle on s’attache vite. J’avais dit aimer ce tableau car il me représente : avec moi, il faut pousser la porte plus loin pour me découvrir…c’est aussi la première fois que je recevais un cadeau de « collaborateurs » : j’en ai été très touchée, et même si les couleurs sont un peu passées, il est toujours dans mon salon.

2. « Jamais sans ma musique ». La liberté de l’Ipod, et ses milliers de chansons, la partition qui symbolise mes années de chant, et de piano. J’ai tout arrêté pour cause de mauvaise ambiance et manque de temps. Bonne élève, mais pas exceptionnelle. Quant à la photo, elle a été prise au concert de Jean-Jacques Goldman « Chansons pour les pieds ». Je suis heureuse d’avoir pu assister à l’un de ses concerts, car c’est lui qui est à l’origine de mon amour pour la musique et le piano. Je reste persuadée que ce sont ses chansons qui m’ont inspirées, et fait devenir la personne que je suis. Je rêverais de le rencontrer. Juste pour lui dire merci.

3 . Un des montants du porte-manteau (trop grand pour la photo, j’ai choisi d’en photographier un bout) de mon grand-père. C’est tout ce qu’il me reste de lui, il trônait dans une chambre à l’étage. Il symbolise la personne que j’ai le plus aimé au monde.

4 . Ma chaîne en or. Mon parrain me l’a offert vers 14 ans. A la base, j’avais une médaille avec mon signe astrologique (gémeaux), puis mon ex compagnon m’avait offert une libellule. A ma séparation, j’ai profité d’un voyage au Maroc pour la remplacer par une main de Fatma. Je ne quitte jamais cette chaîne, de jour comme de nuit. Il m’arrive uniquement de l’enlever lors d’une sortie, quand je mets des boucles d’oreilles (je ne mets jamais les deux ensemble).

5 . Mon carnet de l’amitié. Finalement, uniquement les 20 premières pages sont remplies, il date de mes huit ans. J’y tiens très fort car dedans, il y a des mots d’amour de mes parents, qui avaient été les premiers à le remplir. Mes parents sont à l’époque plus jeunes que moi maintenant. Et c’est quasi la seule preuve sentimentale dont mon père a été capable, et dont j’ai la trace.

6 . Mon couteau de cuisine, avec une cuillère en bois. Mes envies de cours sont récentes, mais ça à été une super année de formation. Une vraie passion pour moi. De beaux souvenirs. Des chouettes rencontres. Je rempile pour une seconde année, forcément.

7 . Ma ceinture de danse orientale. J’en ai fait plusieurs années, elle symbolise à elle seule beaucoup de rencontres et de moments forts (mon amie décédée, puis indirectement Alex). Peut être qu’un jour, je reprendrai des cours.

8 . Mon passeport. Mes rêves de voyages. Actuellement il m’a emmenée à : San Francisco, le Canada, New-York….J’espère qu’il va avoir l’occasion de me faire faire encore de beaux voyages.

9 . Mon passeport lecture. Ma carte de bibliothèque donc. Des milliers de bons moments lecture, la rencontre de plusieurs bibliothécaires sympas, je ne saurai pas vivre sans. Longue vie aux bibliothèques publiques! Dans celles où je vais, des ouvrages récents et d’excellents choix lecture!

10 . Mes grigris de sac. Je suis TRES superstitieuse. Dans le tas, une pièce d’un dollar américain, et canadien. Également une carte reçue par un moine bouddhiste lors de mon voyage à New-York.

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11 . Il n’est pas sur la photo car je l’ai retrouvé après coup, mais c’est le JLPT niveau 5. Ou autrement dit, mon diplôme de l’examen international de langue japonaise que j’ai passé il y a 4 ans, niveau de base (le 5 étant le plus faible), et réussi…de justesse. Ca a été ma fierté. C’est un souvenir de ma période « amour passion pour le Japon ». Cette passion est toujours là, mais elle laisse la place à d’autres choses pour le moment😉
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Un potager sur mon balcon : évolution #2

Petite mise au point avant le début des grandes vacances. Premiers constats, entre ce qui a marché, et ce que j’ai du abandonner.

Premier constat : la pluie non stop ça n’aide pas😦


Déjà, les fraisiers. J’ai donc deux balconnières, remplies chacune de trois fraisiers. Facile, dans celle de gauche, les fraisiers sont quasi morts. Dans celle de droite, ils sont en pleine forme et continuent de me donner des fraises de temps en temps. Pourquoi l’un et pas l’autre? Mystère.


Les courgettes : poussent relativement facilement, même avec toute cette pluie. Je vais bientôt récolter ma troisième courgette ronde.


Les radis : même chose. Mais j’ai abandonné l’un des deux contenant qui s’est avéré trop petit. Je continue donc, ça pousse bien avec la pluie.


Le plant de tomates à super bien grandi, j’ai des tomates qui apparaissent, mais je ne sais pas si elles vont rougir.


Le plant d’aubergine a très bien poussé, à mon grand étonnement! Malheureusement, aucune fleur, et donc aucune aubergine à l’horizon.


J’ai également acheté un rosier. S’il était très beau au départ, la pluie le rend tout tristounet et les roses meurent vite.

J’avais planté des pois de senteur, malheureusement, même s’ils ont bien poussé, les feuilles commencent à jaunir et je n’ai aucune fleur.

Concernant les herbes aromatiques, le persil à eu une maladie qui a jauni ses feuilles, j’ai du le jeter. Par contre, la sauge tient bien, et me permet de réaliser d’excellent gnocchis au beurre de sauge🙂

Le bilan est assez positif dans l’ensemble. Ca pousse, j’ai eu des courgettes, radis, fraises. Maintenant, j’ai un peu peur de la suite si le temps ne s’améliore pas.

Je ferai le point à la fin de l’été. S’il se décide à arriver😉

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De l’art de se relever

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Comment résumer quelques semaines de vie en une poignée de mots?

Ces derniers temps, je suis passée du côté sombre, que je n’aime pas, celui où on voit tout en noir et gris. Je pense, avec le recul, qu’il y avait un responsable bien précis : mes 35 ans qui arrivaient.

Ca a commencé bêtement, insidieusement. Déjà, avec ce gars ci. Qui a gratté dans mon manque de confiance en moi. Puis s’est passé un truc à la fois sans importance, mais qui en a pris beaucoup. Au bénévolat, où justement j’ai rencontré ce gars, et celui-ci avec qui je suis sortie, s’est passé un truc que je n’ai pas apprécié. Un dysfonctionnement qui m’a fait me sentir utilisée, rabaissée, et surtout pas respectée. Malheureusement, je n’avais pas prévu que le gars avec qui je suis sortie, qui est l’un des responsables, allait l’utiliser pour se remettre à l’avant plan. Toujours est il que j’ai envoyé un mail enflammé pour me plaindre. A la fois, je me suis sentie soulagée…et ridicule. Ridicule de m’être montrée en spectacle pour ces gens.

Il y a eu ça, et la lecture de mes anciens journaux intimes, qui date du début de mon célibat. Ceux où, au pire, je me projetais à 35 ans. Âge où, dans ma tête, j’aurais construit quelque chose. Normal que je le pensais, au moment de l’écrire, c’était 7 ans plus tard.

Puis le grand jour est arrivé. Aucune magie. Une journée ordinaire. Un jour où je ne me suis pas sentie bien. Un jour où, dans ma tête, le bilan était arrivé : 35 ans et j’ai échoué. Je n’ai rien construit. Je suis toujours locataire du même appartement, où je me plains sans cesse de la propriétaire. Je ne digère toujours pas les deux derniers débuts de relation de cette année, avec lui pour qui j’avais pourtant eu un coup de coeur, et un autre. Pour les deux, je n’ai eu aucune attente, si ce n’est qu’ils acceptent de me laisser du temps. Ils ont dit oui, et n’en ont fait qu’à leur tête. Au final, j’ai eu l’impression surtout d’avoir perdu ma capacité à aimer, m’emballer, à cause de tous ces échecs.

Pour la première fois, j’ai eu honte de ma vie.

Et je me suis sentie coupable de le penser. Pour toutes ces personnes qui doivent se battre pour la garder, pour mon amie décédée, dont l’âge restera éternellement bloqué à 33 ans, alors que je ne manque de rien de bien grave.

Juste d’un peu d’amour sincère. Celui qui englobe l’écoute, la compréhension, le coeur qui bat, le sourire quand on reçoit un sms, celui qui, à tort ou à raison, nous fait voir la vie en couleurs.

Ca a duré quelques jours, après que j’ai passé ma journée d’anniversaire seule, à pleurer du matin au soir. Impossible de parler. Ni d’articuler un seul mot.

Puis, comme des petites bulles de savon porte-bonheur, des petites choses sont arrivées. Qui m’ont fait sourire petit à petit. Entre autre, mon prof de formation qui me gratifie d’un « au revoir mon petit chat » car l’année est finie, une amie pas vue depuis des mois qui m’invite chez elle à un apéro, un restaurant japonais à Paris qui m’a laissé un tel souvenir que je souris rien que d’y penser, mon bibliothécaire qui m’a réservé certaines bandes dessinées en pensant qu’elles me plairaient bien (j’ai failli pleurer de bonheur), le maraîcher bio présent tous les samedis sur le marché, la librairie juste à côté.

Je me suis relancée dans certains projets : l’achat d’une maison, passer à une cuisine totalement végétarienne à la maison, quelques citytrips, certains voyages, des adresses de restaurant à tester, etc…

Et surtout…

Plus de bilans. Jamais.

Ne pas regarder le passé. Ne pas penser à l’avenir.

Être contente du moment présent.

Profiter. De. La. Vie.

Simplement.
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Nous valons plus que nos échecs

échecs

Il y a quinze jours, je me rends à une réunion organisée pour une de mes activités. Je sais que je vais y croiser ce type que j’évite désormais, mais je croise surtout un nouveau gars. Enfin, totalement nouveau serait un mensonge : je me rappelle l’avoir croisé brièvement une fois, on s’était serré la main, je l’avais trouvé bizarre à me regarder droit dans les yeux comme ça, mais j’avais la tête ailleurs.

La tête, je ne l’avais plus ailleurs à cette réunion. Je remarque donc qu’il est mignon, de mon âge, et je me dis que ça pourrait être sympa d’en savoir plus à son sujet. Le hasard, vous savez ce que c’est : j’ai à peine pensé ça que j’ai l’occasion de bosser quelques heures avec lui trois jours plus tard. Un peu plus gauche, plus gaffeuse, je pose des questions sans avoir l’air d’y paraître. Je lui parle aussi de ce que je fais : mon boulot, mon autre activité…je lui dit où ça se passe, je me souviens, il me répond « ah oui, j’ai une connaissance qui y suit des cours ». Il me parle de lui, j’entends « je, je, je… ». Ca ne veut pas forcément dire mais bon…Comme de fait, j’ai bien sûr beaucoup de goût en commun avec lui.

Trois jours après, autre réunion. Je le guette un peu, j’avoue. Il arrive sans que je l’ai vu, et inversement : en saluant les gens, quand il m’aperçoit, je vois qu’il a un visage un peu étonné, comme s’il ne s’attendait pas à m’y voir. Il est apprécié, la dame à côté de moi lui propose de s’installer avec nous. Mais oui, je le reconnais : j’étais contente.

Je suis curieuse de nature, encore plus quand quelqu’un me plaît, trop apparemment à son goût. Je me tape une remarque un peu limite sur ma curiosité, qui me refroidit. Plus tard, je rougis et rigole car on me donne moins que mon âge. Ca me fait plaisir, mais la gêne me fait glousser comme une petite dinde. Je me tourne et je vois qu’il me regarde droit dans les yeux en souriant. Je lui demande ce qu’il a, rien me dit il. Peu de temps après, on parle de nouveau de mon autre activité. Je le vois sourire à nouveau, me regarder droit dans les yeux et me sortir « les parents de ma compagne y sont aussi… ». Il continue de me regarder hilare pendant que je me décompose de déception. C’est moi ou ce mec vient de me mettre l’un des « stop » les plus acides que j’ai jamais connu? je me reprends. Ca sent tellement le faux que je me suis attendue pendant plusieurs minutes à ce qu’il me dise « je blague! ». Mais non, il n’a plus rien dit. Et oui, il a l’air content de ma déception. WTF?

Si je voulais une autre preuve de son désintérêt, je l’ai encore eue quelques jours plus tard.

Ca a fait mal. Ca a piqué.

J’ai repensé à toutes les activités que j’ai arrêtées par le passé à cause de personnages de ce genre. Certaines avec raison, car à part pour les personnes qui y étaient, ça ne me plaisait pas plus que ça. Mais à force d’avoir toujours lâché, souvent au bout d’un an ou deux, je suis toujours celle qui n’arrive pas à se refaire un réseau social solide : forcément je ne reste jamais assez longtemps pour ça.

Et cette fois, j’ai décidé que non. Non, je n’allais pas partir à cause de ça. A cause de l’autre fou, et de ce type super bizarre et un peu méchant. Non, non, et non.

Non, je ne changerai pas encore d’activités.

Non, je ne vais pas abandonner parce qu’un mec qui me plaît à une petite amie/l’air d’être un psychopathe/à l’empathie de Dexter à mon égard /s’est amusé de me voir malheureuse parce qu’il n’était pas libre.

Non, je ne vais pas encore retomber dans mes travers de me dire que j’ai FORCEMENT un problème, sinon pourquoi mais pourquoi ça ne marche pas, jamais?

Non, je vais arrêter de courber la tête devant ces gens pour qui une vie se résume à deux critères : être en couple et/ou propriétaire d’une maison.

Oui, je vais continuer à y aller à cette putain d’activité. Plutôt deux fois qu’une.

Oui, je vais continuer à accepter toutes les sorties qu’on me propose.

Oui, je vais continuer à profiter de la vie.

On ne meurt pas d’un rejet, ni d’un échec.

Par contre…mon petit doigt me dit que la roue va tourner pour certains…on parie?
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Le bonheur là où on ne l’attend pas

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Finir d’aménager le balcon, en y mettant un fauteuil très large avec des coussins hyper confortables, pour lire ou profiter de la vue. Aller dîner avec un ami, a qui on explique de nouveau la situation, et sentir son regard plus distant sur ce qu’on vit, qui nous permet de nous en rendre compte, et de mieux respirer. Se dire que si je ne suis pas en couple avec lui, c’est pour sa difficulté à éprouver des sentiments. Rencontrer un nouveau gars pour un projet, malgré une mauvaise nuit de sommeil, faire l’effort de discuter, se rendre compte que le courant passe super bien, que le dîner se prolonge, que c’est peut être une nouvelle amitié qui naît. Rien de plus et sans ambiguité. Voir que tout ce tourbillon de problèmes familiaux m’a rapproché de mon frère. Aller à un salon veggie pas loin de chez moi, goûter un fromage vegan et se dire que non, décidément je ne pourrai jamais. Goûter ma première glace vegan et adorer ça! Rentrer chez moi, enfiler un short, marcher pieds nus sur les carrelages très chauds de mon balcon, sentir le souffle du vent sur ma peau, le soleil, fermer les yeux, ne penser à rien, être bien. Aller à ma formation, participer à un karaoké improvisé, rire énormément, demander à notre formateur s’il veut aussi boire un verre avec nous, le voir refuser mais insister très fort sur le plaisir que lui procure l’idée qu’on ait pensé à lui, aller passer une soirée à boire des mojitos fraise avec un ami, puis des frites, aller au sport et voir mon évolution, décider que l’année prochaine je pars au Japon❤ , préparer les visites de mon voyage de cet été au pays de glace et de feu, goûter des raviolis gorgonzolas-oignons rouges divins, passer moins de temps derrière mon écran et plus à câliner mon chat, lui faire de gros bisous sur le haut de sa tête toute poilue, goûter le premier radis et la première fraise qui ont poussé sur mon balcon, refaire du granola maison, lire une BD culinaire juste génialissime, recevoir une autre BD très attendue, reporter mes autres achats de livres pour le mois prochain, se dire que ce petit sac vegan qui me fait envie attendra bien les soldes.

Avoir eu les réponses aux questions qui me travaillaient en relisant mes anciens journaux intimes. Me demander si je ne devrais pas en refaire un à nouveau. Penser encore à lui de temps en temps. Avoir la nette impression que je vais le croiser à nouveau un de ces jours. Regarder mon gsm, avoir la même impression que quelque chose va arriver par ce biais. Le lendemain, recevoir un sms du dernier gars avec qui je suis sortie. L’effacer sans y penser, parce que c’est comme ça. Garder cette impression que c’est autre chose. Avoir cette impression que je vais rencontrer quelqu’un. Ne pas trop y penser car j’ai des voyages à organiser. Des jolies histoires à écrire pour rêver un peu.

Au bout d’un peu plus d’une semaine, me réveiller enfin sans poids sur la poitrine. Respirer mieux. Et même si parfois ça revient, ne penser à rien. Vivre, ressentir, se vider l’esprit. Avoir des sorties prévues dans les semaines à venir, en chair et en os.

Le bonheur là où je ne le croyais pas – ou plus – possible.
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