Comme une envie d’effleurer le passé

Ça fait un moment que mon esprit cherche des bons souvenirs dans le passé. Un peu comme s’il essayait en douceur de noyer les quatre dernières années dont je ne garde au final, et c’est malheureux, rien de bon, ou si peu. Comme s’il essayait de chasser de mon esprit cette sensation d’envahissement à l’idée même d’être avec quelqu’un. Il faut dire qu’entre un couple dysfonctionnel de 4 ans, et un one-shot voulu mais tiré en longueur par l’autre, malgré mes mises en garde, voilà… J’ai l’impression qu’être avec l’autre, au final, c’est le prendre en charge. Lui servir de bouche-trou pour son vide affectif aussi. Et encore et toujours cette incapacité à me faire entendre, reconnaître et respecter dans ce que MOI je veux.

J’ai souvenir de cette vieille conversation avec un ex-ami, qui me conseillait lors de ma première grosse séparation, de sortir avec quelqu’un, juste comme ça, pour garder l’habitude d’être en couple. Conseil pourri qui me donne toujours envie de gerber si vous voulez mon avis.

Suis-je devenue trop indépendante à force de célibat, rencontres foireuses, et relations amoureuses peu épanouissantes? Peut-être.

Mais je remercie mon cerveau de chercher à m’envoyer des petits souvenirs doux. Pourtant, ils ne sont pas glorieux. Comme ce sex friend qui avait, il faut le reconnaître, vraiment cherché à me connaître et me faire me sentir à l’aise dans cette relation. Il m’avait même prêté un très chouette livre pour me faire découvrir un peu son univers et je lui partageais le mien. Ou encore cet ex, qui, alors qu’on était dans une relation un peu floue, m’a souhaité mon anniversaire à minuit, sous un feu d’artifice. So romantic

Parce que parlons-en, vu que c’est le sujet d’aujourd’hui, de cet anniversaire. Je m’installe un peu plus dans la quarantaine. Je n’ai plus eu cette sensation d’attendre un sms de mon père, qui n’arrivera plus jamais bien sûr. La météo ne m’a pas permis de le vivre comme je voulais. Et au final, je dois reconnaître que je l’ai juste fêté en famille proche. Et que post-covid oblige, je suis rentrée me coucher de fatigue. Et pour la première fois depuis longtemps, pas d’attente d’un message qui viendrait de quelqu’un en particulier.

Alors non, ce n’est pas que je n’ai rien fait du tout en fait. Je suis sortie le vendredi soir, mais c’est un hasard. Le one-shot était là malheureusement. Mais pas que, allez. J’avoue, j’ai cherché dans mes souvenirs qui pouvait être présent, dans les gens de mon passé, à cette soirée. Facile. Lui. Si, si, Lui. Sauf que ça date, je me souviens de lui, mais plus vraiment de toute l’histoire. On dira que mon corps s’en souvient assez pour me faire bouger pour être cachée de lui. Sauf qu’à la fin il me voit. Première nouvelle, il me reconnaît. Incroyable. Et comme je l’ai écrit dans ces deux articles. Il papote. Il me raconte. Il ajoute à plusieurs reprises que ça lui fait super plaisir de me voir. Non mais vraiment. Tellement plaisir. Là il doit juste partir parce que le lendemain il bosse tôt, mais si si vraiment c’était trop chouette.

Intérieurement je suis comme ça

Je suis restée sceptique, en me demandant pourquoi il venait me parler, en me rendant compte à la fin que c’était peut être parce que j’étais dans le chemin de la sortie. Il aurait pu m’ignorer en fait. Mais ça il ne le sait pas. Ça m’a fait prendre conscience de plusieurs choses. La première étant que j’ai changé. Plutôt que d’essayer de lui envoyer un message, j’ai d’abord relu mes anciens articles. Et ohlalala. Mais voilà. Il est toujours aussi flou en fait. Le second aussi qui me fait me rendre compte à quel point il n’a pas été forcément très sympa vis à vis de moi à l’époque. D’où sans doute le fait que je l’ai viré de mon facebook.

Moi imaginant qu’il s’en rend compte aujourd’hui

Non, je ne suis plus la même. L’amour ne me fait plus rêver, n’est plus le but de ma vie. Pour autant, je me rends compte que me laisser submerger par tout ce négatif, ce n’est pas juste. Pour moi. Alors j’ai décidé que je n’allais pas me laisser abattre par ces mauvaises expériences. Non pas pour me replonger dans les rencontres, mais juste pour ne plus avoir l’impression que les autres auront décidé de ma vie. J’ai aussi le droit au bonheur.

Et je crois qu’il est grand temps de ne plus le laisser aux mains des autres.

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